Farid Izemmour
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Biographie

Farid Izemmour est né le 24 septembre 1961 à Alger. Il fait ses études primaires à l’école Chazot, à Belcourt, puis suit sa scolarité secondaire au lycée Hamia, à Kouba.

Repéré dès l’adolescence pour son goût du dessin, il fréquente à partir du milieu des années 1970 les ateliers de l’École des Beaux-Arts d’Alger, dans le quartier de Télémly, où il est introduit par l’artiste Larbi Arezki (aujourd’hui disparu), qui lui transmet les bases de la calligraphie ainsi que l’enluminure dans la tradition de Mohamed Racim. Il s’y forme en autodidacte, hors du cursus académique complet.

En parallèle, il se forme dans une haute école médicale, au Centre Pierre-et-Marie-Curie de l’hôpital Mustapha, à Alger, sous la direction du professeur Allouache, avant d’accomplir son service militaire.

À la fin des années 1980, il quitte l’Algérie et s’installe en Suisse, à Fribourg. Il obtient la nationalité suisse en 1993. Il y poursuit une double carrière : d’une part comme consultant en chirurgie orthopédique et traumatologique, spécialisé dans la pose d’implants prothétiques (formation notamment auprès de l’AO Foundation — Association Osteosynthesis — référence internationale du secteur, complétée par des études à Orlando, États-Unis) ; d’autre part comme peintre, activité qu’il reprend et développe intensivement dès son installation en Suisse.

Il présente sa première exposition personnelle en 1992, dans les locaux prêtés par la Clinique Garcia, à Fribourg. Membre actif du musée d’art contemporain Fri Art, à Fribourg, aux côtés de son ancien directeur Michel Ritter, il y poursuit une pratique d’exposition régulière. Suivent plusieurs corpus d’œuvres qui structurent l’ensemble de son travail : la Série des trente (1994–1995), Fractales (1995), Traces (à partir de 1995), Dialogue (à partir de 2018), puis Surname (initiée en 2013, formalisée en 2022). Il participe en 2020 à l’exposition collective Borders (ITSLIQUID Group) à Venise, où il est interviewé par le curateur Luca Curci au Palazzo Albrizzi-Capello. En 2025, il présente Chronologie — Traces & Dialogue au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria et à la Galerie Baya, à Alger, en présence du ministre de la Culture et des Arts, Monsieur Zoheir Bellalou, et de l’archevêque d’Alger, Monseigneur Jean-Paul Vesco.

Autodidacte revendiqué, Farid Izemmour cite Wassily Kandinsky, Mark Rothko et surtout Jackson Pollock — dont l’influence marque particulièrement ses dernières années de création, notamment sa pratique du pouring — parmi les artistes qui ont le plus profondément marqué sa compréhension de l’abstraction picturale. Il vit et travaille entre la Suisse et l’Algérie, et pratique le français, l’arabe, l’anglais, l’allemand et l’italien.